06/02/2013

EASYJET condamné

Je vous invite à lire l'article sur le blog de la délégation Nord de l'APF.

Ce texte rappelle le droit et nous permet de comprendre qu'on a tout à gagner (en reconnaissance par exemple) à le faire respecter. Jamis B.

"L'APF tient à rappeler qu'une réglementation européenne du 5 juillet 2006 sur les droits des passagers en situation de handicap et des passagers à mobilité réduite dans le transport aérien  interdit aux compagnies aériennes et aux voyagistes de refuser une réservation ou un embarquement en raison d’un handicap ou d’un problème de mobilité pour les vols décollant des aéroports de l’Union Européenne (article 3), et impose aux gestionnaires des aéroports une obligation d’assistance pour que les passagers puissent accéder à leur siège (annexe I article 8 du règlement), ainsi qu’une assistance pour se rendre aux toilettes sur demande (annexe II article 10 du règlement)."

 

01/02/2013

La société du mépris

Axel HONNET est un philosophe allemand né en 1949. Il a écrit La société du mépris en 2006

Sa question : comment établir une relation vraie à autrui, à soi-même et au monde ?

Une partie de sa réponse : en apprenant à « reconnaître » autrui et à le respecter.

Sa théorie est que l’évolution du  capitalisme conduit la société dans une direction où les conditions du respect et de l’estime de soi risquent d’être bafouées. Il veut donner à sa philosophie l’objectif de diagnostiquer les pathologies sociales qui nuisent aux conditions d’une « vie réussie ». On peut parler de philosophie de l’éthique.

Le capitalisme est fondé sur l’idée qu’une société c’est-à-dire une collection d’individus est motivée par le seul calcul rationnel de leurs intérêts et la volonté de « se faire une place au soleil ». Ce système est aveugle aux attentes morales insatisfaites. Ces attentes morales sont inhérentes au « social » et le social est étranger au capitalisme.

Axel HONNET propose de comprendre les insatisfactions et confrontations sociales sur le modèle d’une « lutte pour la reconnaissance » en distinguant trois sphères de reconnaissance auxquelles correspondent trois types de relation à soi.

                1 – la sphère de l’amour qui touche aux liens affectifs unissant une personne à un groupe restreint. Seule la solidité et la réciprocité de ces liens confèrent à l’individu cette confiance en soi sans laquelle il ne pourra participer avec assurance à la vie publique.

                2 – la sphère juridico-politique : c’est parce qu’un individu est reconnu comme un sujet universel, porteur de droits et de devoirs, qu’il peut comprendre ses actes comme une manifestation – respectée par tous - de sa propre autonomie. La reconnaissance juridique est indispensable à l’acquisition du respect de soi.

                3 – la sphère de l’estime sociale : pour parvenir à une relation ininterrompue (non morcelée ou schizophrénique) avec eux-mêmes, les humains doivent jouir d’une considération sociale qui rendent positives à leurs yeux leurs qualités particulières, leurs capacités concrètes, certaines valeurs venant de leur identité culturelle, c’est ce qu’on appelle le sentiment de sa propre valeur.

Si l’une des trois sphères de reconnaissance fait défaut l’offense sera vécue comme une atteinte menaçant de ruiner l’identité de l’individu tout entier.

 

Synthèse d’une interview de A. Honnet paru dans « Philosophie magazine », 2006  Jamis B.

CLIN D'OEIL

 

Notre groupe de réflexion sur les notions de dignité et respect en lien avec la situation de handicap vit dans la convivialité et la recherche de faire progresser les mentalités, les attitudes, les habitudes tout simplement. On y présente des expériences de vie le plus souvent douloureuses et c’est l’écoute et encore une fois le plaisir d’être ensemble qui permettent ces expressions difficiles.

 

Une autre voie permet de prendre de la distance par rapport à la souffrance : c’est de s’aider de la réflexion des chercheurs en sciences humaines. Ils cherchent à comprendre les origines, les raisons des comportements observés, ils s’informent sur des recherches similaires, sur des approches variées de la personne humaine (philosophie, sociologie, médecine par exemple) et peuvent ainsi proposer des pistes d’action pour le changement.

 

Notre compagnon de route Max a regretté que dans une deuxième phase de travail notre groupe n’utilise pas ce deuxième mode de mise à distance des situations difficiles. A-t-il senti trop de résistance pour nous engager concrètement sur cette voie ? C’est une démarche plus difficile et qui nécessite de correspondre à une vraie demande. Faute de quoi …

 

Pendant ce weekend, en faisant du tri j’ai retrouvé un texte photocopié en 2006, je l’ai relu avec intérêt et je pensais en faire un raccourci pour le blog, avec un petit clin d’œil à Max …

 

Max venait de quitter notre groupe une autre fois. Qui a fait le clin d’œil à l’autre ?

 

 

 

Je vous invite à lire ce »raccourci » dans une note suivante. Jamis B.

 

 

 

in memoriam Max M.

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Jamis répond à "petite maltraitance "

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11:56 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (4)